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This article deals with the construction of local identity in Calcutta (Kolkata) through the reappropriation of Western forms of popular music. The focus is on the acculturation process which has taken place in Calcutta, with a particular... more
This article deals with the construction of local identity in Calcutta (Kolkata) through the reappropriation of Western forms of popular music. The focus is on the acculturation process which has taken place in Calcutta, with a particular emphasis on popular music (jazz, rock and pop). The major questions revolve around the dimensions of globalization in the music scene and its effects on a particular setting in South Asia. An ethnographic approach can indeed provide some insights into the ways Anglo-American popular music is received as well as produced among music lovers and both amateur and professional musicians. The article explores the political and social dimensions of contemporary Bengali popular music, with an emphasis on the influence of the Naxalite movement of the 1960s and the 1970s, the circulation of American protest songs tradition in Calcutta and the emergence of the jibanmukhi—literally, oriented towards life—folk songs movement of the 1990s in Bengal and the Bangla rock bands movement that followed in the 2000s.
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Musical forms such as ragtime and jazz were played in Calcutta’s hotels and clubs, important institutions in elites’ social life in colonial India. The musicians could be European or American, when a foreign band was hired for a season.... more
Musical forms such as ragtime and jazz were played in Calcutta’s hotels and clubs, important institutions in elites’ social life in colonial India. The musicians could be European
or American, when a foreign band was hired for a season. Some of these formations tended to include Anglo-Indian members. Anglo-Indian musicians acted as go-betweens, passing down the theoretical knowledge of western harmony as well as the practice of western instruments to the generations of post-Independence India. Moreover, they were the first Indian musicians to perform jazz and blues standards in Calcutta or Bombay, around World War II. Thus, they played a major role in the diffusion of jazz and blues music in India.
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L’exploitation du fonds d’archives privées Roy Butler, saxophoniste noir américain ayant joué à Bombay et à Calcutta, permet de contribuer à l’histoire de la circulation du jazz en Inde. S’il fut réservé dans un premier temps à l’élite... more
L’exploitation du fonds d’archives privées Roy Butler, saxophoniste noir américain ayant joué à Bombay et à Calcutta, permet de contribuer à l’histoire de la circulation du jazz en Inde. S’il fut réservé dans un premier temps à l’élite coloniale, il ne tarda guère à être adopté par les musiciens locaux, en particulier anglo-indiens. La Seconde Guerre mondiale, par le brassage des publics et des musiciens qu’elle a engendré, a permis l’amorce d’un processus d’indianisation du jazz, qui est ainsi devenue une forme musicale postcoloniale.
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Material from the private archives of Roy Butler, a black American saxophonist who lived in Bombay and Kolkata, elucidates the history of the diffusion of jazz in India. This music, initially reserved for the colonial elite, was soon... more
Material from the private archives of Roy Butler, a black American saxophonist who lived in Bombay and Kolkata, elucidates the history of the diffusion of jazz in India. This music, initially reserved for the colonial elite, was soon adopted by local musicians, in particular Anglo-Indians. As listeners and musicians intermingled during the Second World War, a process of “Indianization” started—and jazz has thus become a postcolonial musical form.
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Français: Andy Warhol a investi l’industrie musicale entre 1965 et 1967 lorsqu’il a décidé de prendre en charge la carrière du Velvet Underground. Dans cet article, l’auteur se propose de restituer la logique du transfert de notoriété et... more
Français: Andy Warhol a investi l’industrie musicale entre 1965 et 1967 lorsqu’il a décidé de prendre en charge la carrière du Velvet Underground. Dans cet article, l’auteur se propose de restituer la logique du transfert de notoriété et de légitimité artistique, conceptualisées en termes de capital symbolique, de l’artiste vers le groupe de rock. C’est dans la subculture de la Factory, un des lieux emblématiques de l’art du XXe siècle, et véritable centre névralgique de l’avant-garde new-yorkaise, que ce transfert a pris forme. La période durant laquelle Warhol a joué le rôle de mécène auprès du Velvet Underground a vu ainsi s’opérer un certain basculement, ou tout au moins un brouillage des frontières entre les mondes savants et les mondes populaires de l’art.

English: In this article, the author aims at reconstructing the logic of the transfer of artistic legitimacy and fame, conceptualized as symbolic capital, from Andy Warhol to his favorite band, The Velvet Underground, between 1965 and 1967, at the Factory. This place, symbolically associated with 20th century art, was at the same time a meeting place and the nerve centre of the New York avant-garde. At that period in his life, Warhol acted as a patron for the Velvet Underground. During that time, the boundaries between high art worlds and popular art worlds were challenged, and, to some extent, blurred.
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Dans cet article, l’auteur s’interroge sur les conditions de possibilité d’une sociologie de la globalisation du rock, dans la mesure où les musiques populaires sont le plus souvent envisagées comme des systèmes symboliques fortement... more
Dans cet article, l’auteur s’interroge sur les conditions de possibilité d’une sociologie de la globalisation du rock, dans la mesure où les musiques populaires sont le plus souvent envisagées comme des systèmes symboliques fortement localisés. Le terrain de la musique populaire occidentale, sous la forme du rock, à Calcutta a fourni l’opportunité de saisir la circulation de cette forme culturelle à partir d’un lieu que l’imaginaire contemporain associe à la misère et exclut a priori du grand mouvement de la globalisation. Or, Calcutta résonne encore des échos du be-bop ou du rock psychédélique du Grateful Dead. Qui plus est, la ville montre une belle créativité en matière de rock depuis le début des années 1990, que ce soit dans ses formes les plus typiquement américaine ou britannique, mais aussi dans des innovations stylistiques proprement bengalies, comme la jibonmukhi music ou le Bangla Rock. Seul un décentrement ethnographique par rapport aux flux issus des industries culturelles multinationales permet ainsi de saisir les modalités de l’appropriation locale des formes culturelles globales en circulation.
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Kemper, Steven. 2001. Buying and believing. Sri Lankan advertising and consumers in a transnational world. Chicago: University of Chicago Press. x + 264 pp. Pb.: $20.00. ISBN: 0 226 43041 3. Malefyt, Timothy de Waal and Brian Moeran... more
Kemper, Steven. 2001. Buying and believing. Sri Lankan advertising and consumers in a transnational world. Chicago: University of Chicago Press. x + 264 pp. Pb.: $20.00. ISBN: 0 226 43041 3.
Malefyt, Timothy de Waal and Brian Moeran (eds.). 2003. Advertising cultures. Oxford: Berg. xiv + 220 pp. Pb.: 16.99/$24.95. ISBN: 1 85973 678 5.
Mazzarella, William. 2003. Shoveling smoke. Advertising and globalisation in contemporary India. Durham NC: Duke University Press. xxii + 365 pp. Pb.: $22.95. ISBN: 0 8223 3145 4.
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"http://volume.revues.org/2986 “D’une révolution à l’autre”. C’est le titre que Jeremy Deller avait choisi pour son exposition au Palais de Tokyo afin de souligner les liens inattendus entre le déclin de l’industrie manufacturière et... more
"http://volume.revues.org/2986

“D’une révolution à l’autre”. C’est le titre que Jeremy Deller avait choisi pour son exposition au Palais de Tokyo afin de souligner les liens inattendus entre le déclin de l’industrie manufacturière et la naissance de l’industrie musicale.

Les contributions de chercheurs en sciences sociales, réunis ici sous la direction de Stéphane Dorin, et précédées d’un entretien avec Jeremy Deller, prennent toutes au sérieux les musiques populaires, dans leurs dimensions industrielles et commerciales, mais aussi dans leur propension à renouveler les pratiques culturelles, les politiques économiques et les esthétiques.

Table of Contents:



Stéphane Dorin : Introduction. Musiques populaires et logiques industrielles

Jeremy Deller : conversation avec Julien Fronsacq :« J’aime tout ce mélange... »

Simon Frith : L’industrialisation de la musique

Patrick Mignon : Culture populaire et innovation musicale : les origines industrielles du rock anglais

Stéphane Dorin : Deviens une superstar. Démocratie du génie et capitalisme flexible dans la Factory de Warhol

Vincent Arquillière : Industrial Music by Industrial People : Factory, le son de l’usine

Gérôme Guibert : La notion de scène locale. Pour une approche renouvelée de l’analyse des courants musicaux

Philippe Bouquillion : Mutations des industries musicales et actualité des théories des industries culturelles

David Hesmondhalgh : La musique et le numérique : au-delà du battage

Bibliographie

Révolutionnaires, les musiques le sont donc bel et bien, à la fois par leurs origines lointaines, dans la naissance du capitalisme industriel et commercial au XIXe siècle, et par leur impact, numérique ou non, sur nos manières d’écouter, de voir et de vivre ensemble au début du XXIe siècle. D’une révolution à l’autre, les musiques populaires sont toujours aux avant-postes des transformations sociales à l’œuvre dans les sociétés contemporaines."
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"Table of contents: - Philippe LE GUERN. Présentation - Damien TASSIN. À la fois socio­lo­gue et musi­cien : retour sur une enquête de ter­rain - Philippe LE GUERN. Quand le socio­lo­gue se raconte en musi­cien. Remarques sur la... more
"Table of contents:

- Philippe LE GUERN. Présentation

- Damien TASSIN. À la fois socio­lo­gue et musi­cien : retour sur une enquête de ter­rain

- Philippe LE GUERN. Quand le socio­lo­gue se raconte en musi­cien. Remarques sur la valeur socio­lo­gi­que de l’auto­bio­gra­phie

- Christophe RULHES. Jean et Jean, où sont les gens ? Réflexions autour d’une eth­no­gra­phie­sur les ter­rains du bal (

- Marie BUSCATTO. Femmes dans un monde d’hom­mes musi­ciens. Des usa­ges épistémologiques du « genre » de l’eth­no­gra­phe

- Philippe TEILLET. L’embus­qué à décou­vert

- Many CAMARA. Radio de proxi­mité, pro­mo­tion musi­cale et réflexi­vité : l’expé­rience de Kayira FM (Bamako, Mali)

Varia
- Stéphane DORIN. La glo­ba­li­sa­tion du rock vue de Calcutta

Debate
- Anthony PECQUEUX. Le rap fran­çais comme pra­ti­que chan­son­nière. Réponse à Christophe Rubin

- Christophe RUBIN. Le rap est-il solu­ble dans la chan­son fran­çaise ? (suite). Ré­ponse à Anthony Pecqueux

Book reviews
- Velma POLLARD, Dread Talk : the Language of Rastafari, Rev. ed, Montreal, McGill-Queens Universitypress/Kingston, Canoe press-University of the West Indies [1994], 117 p. par Laurent DUSSUTOUR

- Béatrice MABILON-BONFILS (dir.), La Fête Techno : Tout seul et tous ensem­ble, Paris, Autrement, 2004,174 p. par Jean-Christophe SEVIN

- Catherine DUTHEIL-PESSIN, La chan­son réa­liste. Sociologie d’un genre, Paris, L’Harmattan, 2004,339 p. par Stéphane DORIN

- Damien TASSIN, Rock et pro­duc­tion de soi. Une socio­lo­gie de l’ordi­naire des grou­pes et des musi­ciens,Pa­ris, L’Harmattan, 2004, 300 p. par Emmanuel BRANDL"
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Chapitre tiré de  Trente ans aprèsLa Distinction de Pierre Bourdieu, Philippe Coulangeon et Julien Duval (eds), La Découverte, 2013.
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